Prenez-y un plaisir fou

Ludovick Bourgeois

Nouveau [ Chanson ]

Nouveau spectacle

Lorsqu'on lui demande de choisir dans son répertoire la chanson qui le représente le mieux, Ludovick Bourgeois répond sans la moindre hésitation. « Je le ferai » est non seulement l'une des pièces les plus marquantes de son deuxième album, c'est aussi un véritable mantra pour le jeune chanteur. « Si je dois chanter plus fort, si je dois revenir au départ et me battre jusqu'à la mort... je le ferai », proclame-t-il avec un enthousiasme qui ne laisse aucun doute sur sa détermination. « Depuis le début de ma carrière de musicien, je suis très conscient du fait que c'est un métier difficile, explique-t-il. Il y a plein d'artistes qui sont bourrés de talent, mais il faut travailler dur pour prendre sa place et je suis prêt à tout pour garder la mienne. »

Il faut dire que Ludovick occupe un espace qui ferait rêver n'importe quel jeune artiste. Depuis sa victoire à La Voix en 2017, il a su s'imposer de belle façon dans le paysage de la pop québécoise. Dans les mois qui ont suivi sa participation à la populaire émission, il se lance dans la création d'un premier album alors même qu'il donne des dizaines de spectacles à guichets fermés avec ses collègues de La Voix. Créé en compagnie du réalisateur, compositeur et guitariste Fred St-Gelais, avec la collaboration de compositeurs et paroliers de renom (de Nelson Minville à Ingrid St-Pierre, en passant par son père, le regretté Patrick Bourgeois), ce premier effort s'impose sur les ondes radio, mais il touche surtout le coeur du public. On a pu constater à quel point le courant passait entre le chanteur et ses fans, de plus en plus nombreux, lors des quelque 120 concerts de la tournée.

De façon presque prémonitoire, le grand succès de ce premier album est un hymne à la liberté intitulé. Deux ans plus tard, Ludovick met le cap vers le sud pour un road trip mémorable en compagnie de Fred St-Gelais, avec qui il traverse des lieux mythiques, comme le Grand Canyon ou le parc national de Joshua Tree. «Je suis littéralement tombé en amour avec le désert, explique-t-il. Ç'a été l'une des expériences les plus marquantes de ma vie; j'ai trouvé là quelque chose d'apaisant, d'inspirant et de presque spirituel. » Mais Ludo et Fred ne sont pas que de simples touristes : entre deux excursions, ils trouvent le moyen d'enregistrer une vingtaine de chansons dont onze allaient se retrouver sur son second album, tout simplement intitulé 2.

« Ça peut sembler cliché de dire que ce deuxième album me représente encore mieux que le premier mais c'est absolument vrai, lance Ludovick. Le premier album a été fait dans l'urgence et je faisais des aller-retours entre le studio et la scène. Le fait de s'isoler loin de la maison et des distractions m'a permis de me lancer à fond dans la musique. Pour la première fois, je pouvais prendre le temps de fignoler un son de clavier pendant toute une journée s'il fallait. Je pense que je ne pourrai plus travailler autrement à l'avenir! »

Bien qu'il hésite à coller une étiquette à sa musique, il finit par la qualifier de « pop de bonne humeur, joyeuse et up-tempo
», ce qui n'exclut pas une certaine profondeur, comme en témoigne une chanson comme Le Saut de l'Ange. « C'est l'une des
seules pièces de l'album à laquelle je n'ai pas collaboré et c'est paradoxalement la plus personnelle. Sur le premier album,
Ingrid St-Pierre m'avait fait un cadeau en m'offrant Sur ton épaule, qui parle d'accompagner un parent malade en fin de vie,
ce qui collait complètement à mon expérience. Le Saut de l'Ange, c'est en quelque sorte la suite, parce qu'elle parle de l'après, une fois que la personne nous a quitté. »

Au moment de lancer son deuxième album, Ludovick semble plus que jamais être « sur son X » et pourtant, il avoue tout demême souffrir encore du syndrome de l'imposteur. « Je suis toujours étonné que les gens me reconnaissent au dépanneur », avoue-t-il en riant. Et ce n'est pas de la fausse modestie: « Je pense que la pire chose que je pourrais faire, ce serait de tenir pour acquises des choses comme le succès. J'adore ma vie et ma job; mais je me remets tout le temps en question car c'est ce doute qui me motive à me dépasser. Je profite de chaque instant en me disant que tout ça pourrait disparaître du jour au lendemain. »

LIEU

Salle Léo-Paul-Therrien

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Date :
Jeu. 14 janvier 2021, 20 h
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